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Retour sur la caravane…

29 janvier 2010

Tout début décembre, à l’occasion du sommet de l’OMC à Genève et du sommet Climat de Copenhague, une caravane, composée de trente-cinq représentants de mouvements sociaux du Sud, a interpelé les pouvoirs publics et les citoyens sur le changement climatique et les conséquences de la libéralisation du commerce sur les peuples du Sud.

Cette caravane regroupait des représentants d’associations environnementales, d’organisations paysannes, de groupements indigènes, d’associations de femmes, des acteurs de luttes locales face aux impacts de l’activité des multinationales (industries extractives en particulier) venant d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et d’Océanie.

Retrouvez ici une vidéo de son passage à Dijon (et déjà publié ici un retour sur son étape parisienne) :

La planète brule, assez de mots, des actes !

26 janvier 2010

CP du 26 janvier, dispo ici .pdf.

Le collectif UCJS réclame que la France et l’Union européenne s’engagent immédiatement à réduire de façon domestique  leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 de 40 % par rapport à 1990!

A Copenhague la séance plénière finale de la conférence sur le climat s’est bornée à prendre « note » d’un document non contraignant juridiquement. Ce texte n’impose pas aux Etats des engagements contractuels prenant le relais de ceux adoptés dans le cadre de Kyoto, qui expirent en 2012. Ce texte prévoit que pour le 31 janvier au plus tard les pays riches doivent annoncer leurs promesses de diminution d’émissions de gaz à effets de serre (GES) et les pays en développement « les actions de limitation » leur permettant de ralentir la croissance de leurs émissions.

Il ne serait pas admissible que l’Union européenne ne propose une réduction de ses émissions que de 20% d’ici 2020, abandonnant même la baisse un temps envisagée de 30%.

L’Union européenne a signé le document final, qui indique que « la hausse des températures mondiales doit être inférieure à 2°C » en 2050 par rapport à l’ère pré-industrielle. Or pour atteindre cet objectif, qui pourtant condamnera les pays africains subsahariens à une diminution encore plus dramatique des moussons, les petites îles d’Océanie et les plaines côtières du continent indien à être submergées par la montée des océans, le GIEC pose comme nécessaire une réduction de 40% des émissions d’ici 2020.

Le collectif UCJS poursuit la construction d’un véritable mouvement citoyen, qui lie l’urgence climatique à la justice sociale et qui exige un accord international négocié au sein de l’ONU à la hauteur de l’urgence climatique. Mais la pusillanimité et l’impuissance des gouvernements rendent d’autant plus nécessaires les mobilisations locales et les alternatives concrètes et immédiates. C’est pour en débattre, qu’il appelle à une rencontre nationale le samedi 6 février à Paris, 12 rue Cabanis à partir de 9h30 (programme ici).