Archive for février 2010

Retours sur la rencontre Nationale pour l’urgence climatique et la justice sociale

11 février 2010

Organisée le 6 février, cette rencontre (programme en version .pdf ici), a été introduite par la contribution du collectif national en.pdf ici. Vous trouverez ci-dessous et en .pdf ici une synthèse de cette journée.

Une vidéo réalisée par le site www.bastamag.net résume en 10 minutes les contenus de cette riche journée de débats :

Les synthèses des trois ateliers sont accessibles ici pour celui portant sur finance et fiscalité écologique, ici pour celui sur les mobilisations et alternatives dans les villes et territoires et ici pour l’atelier animation et construction du collectif et du réseau UCJ.

Des contributions rédigées par Bizi! en .pdf ici et le NPA en .pdf ici sont également disponibles. Ainsi qu’un article du Monde ici en .pdf

Après l’échec du sommet de Copenhague, les mobilisations pour la justice climatique continuent

La première rencontre nationale du 6 février 2010 initiée par le collectif Urgence climatique Justice sociale (http://climatjustice.org) a été un succès en réunissant plus de 120 participants. Associant des collectifs locaux, des associations, des syndicats et des partis politiques, cette rencontre a permis de tirer un bilan de l’échec des négociations de Copenhague et d’envisager les suites des mobilisations. Pour devenir une question véritablement populaire, les alternatives à la crise climatique doivent chercher à résoudre la crise sociale, en traitant notamment la question de l’emploi, et garantir l’égalité sociale, entre le Nord et le Sud, mais également au sein des sociétés des pays développés. Par ailleurs, pour s’élargir, le mouvement doit intégrer de nouveaux acteurs, notamment les organisations syndicales ou des associations pas nécessairement environnementales.

La rencontre du 6 février a permis de dégager des axes communs qu’il s’agit d’enrichir dans les semaines et mois à venir :

–       Le marché européen des droits d’émissions de gaz à effet de serre a montré son inefficacité : instabilité, spéculation, effets d’aubaine pour les industriels et les marchés financiers ; nous refusons de confier aux marchés financiers la régulation du climat et exigeons des réductions fermes et domestiques de GES. Sur le plan des financements internationaux, nous soutenons les propositions pour des taxations internationales sur les transactions financières, les transports internationaux, etc… ;

–         La mise en œuvre de politiques climatiques ambitieuses nécessite de nouveaux types de financements. Si une refonte de la fiscalité est nécessaire, ses objectifs environnementaux doivent s’articuler à une logique de justice sociale, ce qui passe par de nouvelles taxations sur les premiers responsables des émissions de GES.

–         Les politiques climatiques ne dépendent pas seulement des négociations internationales, et doivent s’appuyer sur les mesures locales, régionales et nationales. C’est la cohérence qui doit guider l’articulation de ces différentes échelles d’intervention. Les luttes touchant à l’aménagement du territoire et aux transports, à la relocalisation de l’économie, aux alternatives en matière de production et d’échanges, dessinent, à partir de situations locales, une logique alternative globale.

–         Aucun changement ne sera possible sans inverser les rapports de force, et donc sans mobilisation des mouvements sociaux et environnementaux. Dans les mois à venir, la conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre Mère, en avril à Cochabamba (Bolivie) est à suivre avec attention comme une étape de la construction d’un véritable rapport de force international pour la justice climatique. En Europe, le sommet de Bonn en juin peut être le lieu d’une nouvelle mobilisation, afin de ne pas laisser le climat dans les mains des gouvernements et des lobbys industriels.

–         Le collectif Urgence Climatique Justice Sociale favorisera toutes les initiatives allant dans ce sens ; il se fera le relais des initiatives locales et participera à la coordination des luttes qui visent une transformation profonde des modes de production, de consommation, de transports et d’habitat actuels ; au niveau international il contribuera à la construction de la coalition Climate Justice Now (www.climate-justice-now.org).

Changeons le monde, pas le climat !

« finance et fiscalité écologique » est
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Des mobilisations pour le climat et la justice sociale…

9 février 2010

A se focaliser sur l’échec de Copenhague et l’enlisement des négociations officielles dans le cadre de l’ONU, Sarkozy et son gouvernement tentent de se dédouaner de leurs propres responsabilités. Responsabilités dans leur diplomatie du climat parallèle complètement improductive. Responsabilités dans l’incapacité de l’Union Européenne à s’engager à la hauteur des enjeux. Responsabilités également dans les politiques nationales qui vont à l’encontre de la régulation du climat et de la protection de l’environnement, malgré les effets de manche du Grenelle.

Face à ces politiques, les mobilisations se multiplient et dénoncent de fait ce double discours.

Sauver le fret

C’est tout d’abord un appel (voir ici) lancé par des syndicats, associations et partis politiques qui vise à « construire les mobilisations populaires pour une politique des transports de marchandises vraiment écologique et sociale » alors que le gouvernement cautionne le démantèlement du fret ferroviaire organisé par la SNCF. A l’inverse, il s’agirait de « sauvegarder d’abord, développer ensuite, un bien public indispensable à une politique des transports radicalement nouvelle qui réponde aux besoins des populations, garantisse des conditions sociales correctes aux salariés du secteur des transports et participe au maintien ou à l’instauration d’une qualité de vie satisfaisante« . Des actions sont à venir.

Comme celle prise par Bizi!, la CGT et le CADE au pays basque qui ont mobilisé (die-in puis conférence – voir ici) plusieurs centaines de personnes samedi 6 février après-midi sur Bayonne pour protester contre la mort du wagon isolé et le démantèlement d’une partie importante du Fret ferroviaire.

Pour une agriculture durable

Le même jour, Bizi! soutenait, par une chaîne humaine de 700 à 800 personnes – reliant la maison natale de René Cassin, père de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) à la sous-préfecture de Bayonne – pour réclamer le respect de la liberté d’association, garantie par l’article 20 de la DUDH, et soutenir Euskal Herriko Laborantza Ganbara, association qui milite pour une agriculture paysanne, juste et durable et qui est victime depuis plus de 5 ans d’un harcèlement ubuesque de la part des pouvoirs publics et du Préfet des Pyrénées-Atlantiques. Plus d’infos ici.

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : « Sortons d’un projet sans avenir »

Du 1er au 6 mars, c’est un tour de la Région des Pays de la Loire en tracteurs et vélos qui sera organisé pour informer et interpeller la population sur l’aberration du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes. . Une manifestation sera organisée à Nantes le samedi 6 mars à 14h pour l’arrivée des participants. Plus d’infos sur le tract ici en .pdf.

Plans Climat Energie Citoyens

Par ailleurs, les expériences de rédaction de Plans Climat Energie Citoyens se multiplient : après le travail de Virage Energie Nord-pas-de-Calais (voir ici la prochaine initiative des 12 et 13 fév.), c’est au tour de Virage Energie-Climat Pays de la Loire (voir ici) et bientôt en Ile-de-France. Participant au renforcement de l’expertise citoyenne et militante, ces initiatives donnent des armes aux mobilisations locales pour une transformation profonde des modes de production, de consommation, de transports et d’habitat.

Après l’abandon du projet de circuit de Formule1 en région Ile-de-France, d’autres victoires sont possibles.

Mobilisons les énergies nécessaires pour construire l’autre monde dont nous avons besoin.