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La COP17 succombe dans l’apartheid climatique

11 décembre 2011

Voici le communiqué du réseau international Climate Justice Now dans lequel sont impliqués, entre autres, Attac, Aitec, Les Amis de la Terre, La Via Campesina, Jubilee South, etc…

Il est également accessible ici en .pdf.

La COP17 succombe dans l’apartheid climatique

L’antidote est l’Accord des Peuples de Cochabamba. 

Durban, Afrique du Sud – Les décisions issues du sommet des Nations-Unies sur le climat à Durban – COP17 – constituent un crime contre l’humanité, selon Climate Justice Now ! coalition de mouvements sociaux et de la société civile. Ici en Afrique du Sud, qui a inspiré le monde entier par les luttes de libération menée par la majorité noire du pays, les nations les plus riches ont créé avec cynisme un nouveau régime d’apartheid climatique.

« Retarder toute action réelle après 2020 est un crime aux proportions mondiales », selon Nnimmo Bassey, président des Amis de la Terre International. « Une augmentation de 4°C de la température mondiale, permise par ce plan, est une condamnation à mort pour l’Afrique, les petits États insulaires, et les pauvres et les personnes vulnérables de l’ensemble de la planète. Ce sommet a amplifié l’apartheid climatique, les 1 % les plus riches de la planète ayant décidé qu’il était acceptable d’en sacrifier les 99 % ».

Selon Pablo Solon, ancien négociateur en chef de l’Etat plurinational de Bolivie, « il est faux d’affirmer qu’une deuxième période d’engagements du protocole de Kyoto a été adoptée à Durban. La décision actuelle a seulement été reportée à la prochaine COP, sans engagement de réduction d’émissions de la part des pays riches. Cela signifie que le protocole de Kyoto restera en vie jusqu’à ce qu’il soit remplacé par un nouvel accord encore plus faible ».

Les pollueurs de la planète ont bloqué toute réelle action et ont une fois de plus choisi de renflouer les banques et les investisseurs en décidant d’étendre les marchés du carbone pourtant en train de s’effondrer, ce qui comme toutes les activités des marchés financiers de nos jours permettent surtout d’enrichir quelques privilégiés.

« Ce que certains considèrent comme de l’inaction est en fait une démonstration de l’échec, palpable, de notre système économique actuel pour répondre aux crises économiques, sociales et environnementales » selon Janet Redman, de l’Institute for Policy Studies, basé à Washington. « Les banques qui ont provoqué la crise financière sont en train de faire d’importants profits en spéculant sur le futur de notre planète. Le secteur financier, acculé, cherche un moyen de s’en sortir à nouveau en développant de nouveaux produits pour soutenir un système défaillant ».

Bien que l’on parle d’une « feuille de route » proposée par l’Union Européenne, l’échec de Durban montre que c’est un cul-de-sac, une route pour nulle part. Les porte-paroles de Climate Justice Now ! appellent la communauté internationale à se rappeler qu’un véritable plan pour le climat, basé sur les besoins planétaires identifiés par les scientifiques et issu du mandat de mouvements populaires, a vu le jour lors du Sommet des Peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère en Bolivie en 2010. L’accord des peuples de Cochabamba, porté devant les Nations-Unies, a été supprimé des textes de négociations, alors qu’il proposait un moyen juste et efficace pour avancer, ce qui est terriblement nécessaire.


Durban, nouvelle conférence internationale sur le climat, presqu’en direct….

29 novembre 2011

Après Copenhague et Cancun, Durban (Afrique du Sud) accueille une nouvelle conférence de l’ONU sur le climat (28 nov – 9 déc). Pour suivre au plus près ce qu’il s’y passe, aussi bien à l’intérieur des négociations que du côté du mouvement pour la justice climatique, voici une sélection de liens :

Après Durban :

Pendant Durban :


Analyses sur les enjeux de Durban 

Communiqués des organisations avant Durban :

Vidéos et Emissions de radio

Sites Internet



Durban risque d’enterrer Kyoto

20 octobre 2011

Du 1er au 7 octobre, s’est tenu à Panama City un dernier round de négociations avant la conférence internationale sur le climat qui aura lieu du 28 novembre au 9 décembre à Durban (Afrique du Sud). Si le sommet de Cancun avait entériné le pseudo-accord de Copenhague, Durban risque d’enterrer le protocole de Kyoto. En effet, La Russie, le Canada et le Japon, ont déjà déclaré qu’ils ne voulaient pas d’une seconde période d’engagements dans le cadre du protocole de Kyoto, pour l’après-2012. Avec l’Union Européenne et les Etats-Unis, ils exigent un dispositif s’appliquant à la Chine et aux grands pays émergents tout en refusant d’ouvrir de véritables négociations pour un accord réellement contraignant et à la hauteur des enjeux.

Le plus probable est donc que ce qui reste de contraignant, le protocole de Kyoto, soit abandonné au profit des seuls engagements volontaires. Par ailleurs, le Fonds Verts pour le Climat n’est toujours pas en place et s’il devait le devenir à Durban il laisserait a primauté aux financements privés issus des marchés, notamment du carbone, en donnant un rôle majeur à la Banque Mondiale.

Dans le même temps, les émissions mondiales de CO2 ont atteint 30,6 gigatonnes (Gt) en 2010, soit 5% de plus que le précédent record de 2008, d’après les dernières données de l’Agence internationale de l’énergie. Par habitant, si les émissions de la Chine – dont une bonne part est destinée à la production de biens exportés – s’élèvent à 5,8 tonnes, 1,5 tonnes pour l’Inde, les pays de l’OCDE en sont à 10 tonnes par habitant et par an.

A un mois du sommet de Durban, les négociateurs semblent aujourd’hui privilégier une stratégie des petits pas, attendant un hypothétique déblocage diplomatique. Pourtant, face aux enjeux considérables soulevés par les dérèglements climatiques, cette stratégie des petits pas ne fonctionne pas. Seule une mobilisation citoyenne sans précédant, alliant alternatives concrètes et collectives, exigences de mesures locales et nationales à la hauteur des enjeux et mobilisations internationales, pourra inverser le rapport de force et débloquer la situation. Sur la base des déclarations de Cochabamba ou de Lézan, les propositions alternatives pour fonder un nouvel ordre climatique mondial ne manquent pourtant pas.

D’ailleurs, au moment où se tenait les négociations à Panama City, des membres de communautés et organisations sociales paysannes, de peuples indigènes, de descendants africains, d’universitaires, d’étudiants, de femmes, venant de la région mésoaméricaine, se sont réunis et ont adopté une déclaration qui mérite d’être connue et diffusée.

Géo-ingénierie : Les projets fous des apprentis sorciers du climat

4 octobre 2011

Alors que le Royaume-Uni s’apprête courant octobre à injecter des particules dans l’atmosphère pour réfléchir les rayons du soleil, une cinquantaine d’organisations, dont certains françaises, demandent au gouvernement britannique et aux autorités compétentes d’intervenir pour empêcher cette expérience.

Voici leur communiqué. Voir également l’article de Bastamag.net.

Plus de 50 organisations du monde entier, engagées pour la justice environnementale, appellent à signer une lettre ouverte demandant au gouvernement britannique et aux conseils de recherche britanniques (UK Research Councils) d’abandonner l’expérience controversée SPICE, qui a pour objectif de tester le matériel visant à injecter des particules aérosols dans la stratosphère comme un moyen de refroidir la planète artificiellement. Le projet SPICE (sigle en anglais pour Injection de Particules Stratosphériques pour l’Ingénierie du Climat) implique quatre universités, trois conseils de recherche, plusieurs ministères ainsi que l’entreprise privée Marshall Aerospace.

Les organisations ayant signé la lettre envoyée au ministre de l’Environnement Chris Huhne et aux conseils de recherche britanniques espèrent qu’elle réunira suffisamment de soutien pour obtenir des autorités de reconsidérer l’autorisation donnée à cette expérience controversée. L’expérience, qui consiste à pulvériser de l’eau depuis un ballon géant et acheminée par un tuyau d’un kilomètre de long, doit avoir lieu sur une piste d’atterrissage militaire désaffectée à Norfolk (Sculthorpe), au Royaume-Uni entre le 6 et le 23 Octobre. Les organisations qui s’opposent à ce projet affirment qu’une telle expérience enverrait un mauvais signal à la communauté internationale, qui a adopté en octobre dernier un moratoire sur les activités de géo-ingénierie [1] lors de la Convention sur la diversité biologique (CDB) à Nagoya, au Japon.

« D’un côté, notre gouvernement est impliqué dans les négociations sur la géo-ingénierie et la biodiversité par le financement, la présidence et une participation active aux discussions de la CDB. De l’autre, il prépare le matériel pour le déploiement d’une technologie de géo-ingénierie potentiellement très dangereuse. Ces tests ne devrait certainement pas être autorisés avant qu’il n’y ait une décision internationale à ce sujet », explique Hélène Paul de Econexus, une des ONG impliquées dans les négociations de la CDB et dans la lettre ouverte.

Selon Diana Bronson de l’ETC Group, organisation internationale engagée dans le suivi du développement des nouvelles technologies : « C’est un cheval de Troie. Notre objection n’est pas dans le fait qu’ils veulent pulvériser de l’eau, mais qu’ils préparent la technologie qui peut disperser des sulfates dans la stratosphère pour tenter de bloquer la lumière du soleil arrivant sur Terre. La « gestion du rayonnement solaire » (Solar Radiation Management en anglais), selon le terme désignant ce genre de techniques, pourrait avoir des conséquences dévastatrices : la modification des régimes de précipitations, menaçant l’approvisionnement alimentaire et la santé publique ; la destruction de la couche d’ozone et la diminution de l’efficacité de l’énergie solaire, ainsi que de nombreux autres impacts connus et inconnus ».

Les initiateurs de cet appel invitent toutes les organisations et personnes opposées à la réalisation de projets de géo-ingénierie en l’absence d’accord international à soutenir la lettre demandant le rejet du projet SPICE : www.handsoffmotherearth.org

La liste des premiers signataires est à consulter .

Le scénario négaWatt nouveau est arrivé !

1 octobre 2011

Baisser les émissions de CO2, créer plusieurs centaines de milliers d’emplois, sortir du nucléaire en deux décennies, alléger la facture énergétique de l’État et des ménages, tel est le programme que propose  négaWatt dans son « scénario 2011 », qui vient d’être rendu public.

Voici quelques références :

Etats-Unis : 1252 manifestants contre les sables bitumineux arrêtés

26 septembre 2011

Du 20 août au 3 septembre, des milliers de personnes ont participé à des sit-in quotidiens devant la Maison-Blanche pour l’une des plus importantes campagnes de désobéissance civile jamais planifiées aux États-Unis pour une cause écologique. Interdits, ces rassemblements ont abouti à l’arrestation de 1 252 personnes. Des dizaines d’autres actions ont été organisées aux États-Unis et au Canada, à l’initiative de Tar Sands Action, afin de s’opposer à la construction d’un pipeline, Keystone XL, acheminant le pétrole produit à partir de sables bitumineux de l’Alberta vers des raffineries du Texas.

Long de 2 735 kilomètres, ce pipeline doit traverser du nord au sud les États du Montana, du Dakota-du-Sud, du Nebraska, du Kansas et de l’Oklahoma. Coûtant 7 milliards de dollars et porté par la major de l’énergie nord-américaine TransCanada, il pourrait acheminer 700 000 à 800 000 barils de pétrole non raffiné par jour. Au delà des importants risques de fuites, c’est l’idée même d’extraire du pétrole des sables bitumineux et de l’exporter partout sur la planète, et notamment en Europe, qui a suscité cette très importante mobilisation.

Etait notamment ciblés la Maison-Blanche et Barack Obama car ce projet de pipeline, aujourd’hui considéré « d’intérêt national », doit obtenir une autorisation présidentielle d’ici la fin de l’année. Rappeler comme l’ont fait neuf prix Nobel, la promesse d’Obama « de créer une économie faite d’énergie propre » et ainsi peser pour obtenir l’abandon de ce pipeline est soutenu par des canadiens comme Naomi Klein qui, convaincus qu’il n’y a rien à attendre de leur gouvernement conservateur nouvellement et triomphalement réélu, soutient une « stratégie pour étrangler les sables bitumineux de l’extérieur ». Une stratégie à développer en Europe pour stopper la production de ce pétrole sale ?

Pour aller plus loin :

Banque mondiale hors des financements pour le Climat !

10 septembre 2011

A Cancun, la mise en place d’un fond vert pour le climat a été présenté comme un véritable succès. Publiquement, les pays dits « développés » avaient confirmé les 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 pour répondre aux besoins des pays en voie de développement et des financements à court terme et rapides de 30 milliards de dollars pour la période 2010-2012 pour des projets d’adaptation et d’atténuation. Néanmoins, dans le détail, les sources de financement du fonds vert n’avaient pas été précisées, laissant la porte ouverte à une primauté de financements privés possiblement issus des marchés carbone. Et la gestion du fonds devait être confié pour les trois prochaines années à la Banque Mondiale, institution internationale qui ne cesse d’accroître ses financements pour les projets d’extraction de pétrole.

Afin d’établir plus précisément les contours de ce Fond Vert pour le climat en prévision de la COP de Durban (28 novembre – 9 décembre), un comité de transition regroupant les représentants d’une quarantaine de pays se réunit régulièrement. Sa troisième réunion se tient du 11 au 13 septembre à Genève. A cette occasion, des associations, ONG et réseaux internationaux, s’alarmant du rôle promis au secteur et des financements privés, ont écrit aux membres de ce comité de transition afin de rappeler un certain nombre d’exigences :

Les contributions principales au fonds doivent être prévisibles, additionnelles et publiques et les fonds privés sont contraires aux buts et aux principes des financements pour le climat ;

Le fonds ne doit pas utiliser des instruments spéculatifs pour lever des capitaux sur les marchés financiers, y compris les marchés carbone : la volatilité actuelle des marchés boursiers dans le monde constitue un rappel clair que de tels outils ne sont guère une base pour une stratégie de financement stable et soutenable du fonds climat ;

Le fonds doit soutenir les programmes impulsés par les pays et son utilisation doit être déterminée par les pays en développement sur la base de processus de planification participative et souveraine.

le Comité de transition doit rompre avec le statu quo « business as usual » et s’engager sur une voie de transformation pour le développement soutenable et la résilience des communautés.

Pour que ce fonds soit en conformité avec les principes de responsabilité historique, d’équité et de justice, ce fonds doit être alimenté à la hauteur de la dette climatique accumulée par les pays du Nord, et qu’en aucun cas ce ne doit être un nouvel outil servant à enrichir les entreprises et financiers internationaux.

Pour aller plus loin :

– Télécharger ici la lettre envoyée.
– signer la lettre en ligne : http://www.worldbankoutofclimate.org/?p=601
– 1ère lettre d’interpellation du comité de transition au printemps : http://www.worldbankoutofclimate.org/?p=536

Transition énergétique, une feuille de route…

30 août 2011

Les 26, 27, 28 août à Lézan (Cévennes), à l’initiative des collectifs citoyens contre les gaz et huiles de schiste et de nombreuses organisations ou réseaux citoyens, s’est tenue une rencontre pour la transition énergétique.

Réunissant plusieurs milliers de personnes, parfois venues de loin, et mêlant analyses, débats stratégiques et alternatives concrètes, cette convergence citoyenne établit une feuille de route qui interpelle l’ensemble de la société française, notamment les partis politiques, le mouvement social et ses organisations.

On peut y lire notamment la volonté de combattre simultanément la course effrénée aux énergies fossiles, le nucléaire et les agrocarburants. Dit autrement, qu’il n’y a pas d’opposition à exiger des réductions drastiques d’émissions de gaz à effets de serre dans nos pays, l’arrêt du nucléaire et le fait de ne pas recourir aux agrocarburants qui affament les populations. Comme l’illustre l’accord des peuples de Cochabamba établit en avril 2010 et adopté à Lézan.

Toutes ces exigences doivent être portées de concert au nom d’une nécessaire transition vers une société faite de sobriété et d’efficacité énergétiques. Transition qui ne pourra se faire sans réappropriation et contrôles citoyens, afin de faire de l’énergie un bien commun et des grands choix à venir des choix démocratiques.

Voilà un document – référence pour la suite qu’il s’agit de diffuser et faire connaître largement.

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Déclaration de Lézan à télécharger ici.

L’aéroport de Notre-Dame des Landes devient enjeu national

11 juillet 2011

Notre Dame des Landes, un choix climatique, un choix de société : Résistance au projet de nouvel aéroport ! C’est sous cette bannière que les 8, 9 et 10 juillet, des milliers de jeunes et moins jeunes, riverain-e-s ou venu-e-s de plus loin, activistes ou simple-s citoyen-ne-s, se sont réunis sur quelques-uns des champs de bocage convoités par Vinci pour construire un aéroport qui n’a aucun sens.

« Vinci dégage », exprimait l’immense fresque humaine de ce dimanche matin. Sans appel. « Nous ne lâcherons rien », repris en cœur suite à un concert de HK et les Saltimbanks, témoigne de la détermination et la force collective qui ressort de ce rassemblement diablement bien organisé et bien mené.

Fresque humaine "Vinci dégage" !© André Bocquel

Ayant obtenu une concession de 55 ans et des financements publics importants pour la construction et l’entretien de ce futur aéroport, Vinci fait du greenwashing. Les promesse de « développement durable » ou de « haute qualité environnementale » ne masquent pas les aberrations écologiques, sociales et économiques d’un tel projet. Plus de 2000 ha de terrains agricoles sacrifiés au moment où il faudrait rapprocher les zones de production maraichère des grands centres urbains. Parier sur la croissance du transport aérien alors que la France et l’Europe devraient diminuer leurs émissions de GES de 40 % d’ici 2020 et 95 % d’ici 2050 pourrait être risible si des centaines de millions de personnes de par le monde ne supportaient pas déjà les conséquences des dérèglements climatiques. Au détriment de leur vie.

Face au pillage des ressources naturelles de la planète pour satisfaire des modes de vie insoutenables, il est proposé un partage égalitaire dans l’espace, avec les populations les plus démunies, et dans le temps, avec les générations futures, des matières premières, notamment non-renouvelables, auxquelles il est possible d’accéder. Le tout en préservant les écosystèmes.

Comme cela a été dit tout au long du week-end de mobilisations contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes, « obtenir l’abandon de ce projet c’est ouvrir la voie à d’autres victoires et s’engager vers d’autres modes de production, de consommation, de transport« . Projet du siècle passé, rejeté pendant 40 ans par des riverains et citoyen-ne-s de tout horizon, l’aéroport de Notre-Dame des Landes est devenu, en l’espace d’un week-end, un conflit politique national que nul ne pourra plus ignorer.

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Pour aller plus loin :

Après Cancun, comment construire le mouvement pour la justice climatique ?

3 février 2011

Au lendemain de la conférence sur le climat de Cancun (29 nov – 10 déc), un unanimisme trompeur s’est répandu dans la presse de nos pays : les principales ONG et éditorialistes en saluaient le résultat. Pourtant, Cancun n’a fait qu’entériner Copenhague. Le constat est clair : aucun engagement réellement contraignant, abandon du protocole de Kyoto, extension des logiques de marché, rôle donné à la Banque Mondiale, dangers sur les forêts, etcLes textes issus de Cancun ne sont pas à la hauteur des exigences de la science et démontrent une fois de plus l’incapacité des Etats à dépasser les intérêts économiques et financiers qu’ils représentent pour mener des politiques efficaces face à la crise climatique et environnementale.

Nous reproduisons ici la vidéo réalisée par l’association Alter-Echos qui au lendemain des négociations a interrogé plusieurs représentants d’associations et ONG, notamment des pays du Sud, pour faire un bilan sans concession des résultats de cette conférence et dresser les perspectives :