Posts Tagged ‘justice sociale’

Bizi ! interpelle les décideurs locaux

27 février 2012

Du global au local et du local au global, voici un exemple de travail déclinant localement l’action du mouvement Urgence climatique Justice socialeBizi a interpellé les décideurs locaux lors d’une conférence de presse à Bayonne ce samedi 25 février.

Bizi a présenté un certain nombre de positions et de propositions sur des dossiers importants de l’actualité locale :

  • les transports,
  • l’implantation d’un complexe commercial Ikea,
  • les projets de centres de tri-mécano-biologique à Bayonne nord et à Charitte-de-Bas.

Vous en trouverez le résumé détaillé dans le document ci-joint.

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Six heures pour la transition énergétique

19 février 2012

Le jeudi 23 février 2012, à compter de 18h, le collectif Urgence Climatique Justice Sociale de Rouen organise (téléchargez le tract ici):

6 heures pour la transition énergétique à Rouen

Le jeudi 23 février 2012 [18h-24h]
Salle Sainte Croix des Pelletiers

➢ Ateliers débats participatifs
➢ Musique festive
➢ Bar et buffet local et de saison

Pour une démocratie locale de l’énergie, Mobilisons-nous

Avec la participation : Action Citoyenne, les AMAP, l’ARBRE, ATTAC Rouen, Culture en Brousse, Collectif Stop EPR ni à Penly ni Ailleurs, Effet De Serre Toi-Même, Faites Le Vous Même, Greenpeace, Les Déboulonneurs, Sabine, SDN27, Urgence Climatique Justice Sociale

Auvergne : 2ème Forum des alternatives locales !

15 septembre 2011

Après le premier Forum des Alternatives Locales (Septembre 2010 à Issoire), le collectif UCJS -Urgence Climatique Justice Sociale Auvergne organise un nouveau Forum des Alternatives Locales du Vendredi 30 Septembre au Dimanche 02 Octobre 2011, à la salle polyvalente de Ménétrol (63), près de Riom.

Du Vendredi au Dimanche : stands associatifs et expositions, rencontre et échanges entre les intervenants et le public. Entrée libre et gratuite

L’affiche est ici. Le programme là.

Capitalisme, par où la sortie ? forum de Bizi !

12 avril 2011

Du 15 avril au 1er mai, Bizi ! organise un forum itinérant (Hasparren, Espelette, Hendaye, Bayonne, Mauléon) intitulé « Capitalisme par où la sortie ». Conférences, projections, soirées, manifestation festive le 1er mai mettront en débat et en lien mobilisations concrètes, alternatives et réflexions sur la signification et les voies de sortie du capitalisme vers une société démocratique, juste socialement et soutenable sur le plan écologique. Parmi les invités, Gus Massiah, José Bové ou Paul Ariès.

Le programme et toutes les informations pratiques sont accessibles ici.

Du 10 au 17 octobre, semaine internationale d’actions pour la justice climatique

7 octobre 2010

Après les nombreux camps climat de l’été, les initiatives militantes et citoyennes visant à démontrer que la justice climatique et sociale ne peuvent se contenter de mots, vont se multiplier dans les jours à venir. Pour partie à l’appel du collectif Climate Justice Action mais aussi du Forum Social Européen de juin dernier, ces initiatives ont un fil conducteur commun : devant l’inaction des gouvernements, notamment du Nord, et alors que les conséquences des dérèglements climatiques sont déjà là (sécheresses ou inondations de l’été etc…), il est fondamental d’imposer nos propositions pour sortir d’un modèle consumériste et productiviste qui broie les populations et détruit la planète. Imposer ces solutions nécessite de nombreux ingrédients complémentaires : sensibilisation et information, démonstration et expérimentation d’initiatives concrètes, reprise du pouvoir sur nos vies et construction d’un rapport de force avec les puissants de ce monde afin d’imposer des solutions allant à l’encontre de leurs intérêts.

Cette semaine d’actions débutera le 10 Octobre par les centaines d’initiatives réclamant 10 % de réduction de Gaz à effets de serre dès 2010. Citons par exemple le village Alternatiba qu’organisera Bizi! à Bayonne, « Un village de transition vers le monde de demain » ! A la fois fête populaire et salon des alternatives à la crise écologique et sociale, nous vous invitons à plonger dans son très riche programmes d’alternatives concrètes qui seront expérimentées et exposées « composant une société post-carbone, heureuse et conviviale« . Ou encore cette initiative similaire à Bordeaux, organisée par le collectif climat Gironde qui vise à « s’engager pour réduire nos émissions de CO2 (- 10% dès 2010) et exiger un accord ambitieux, contraignant et juste au sommet de Cancun« . Ou celle-ci à Pau. Au final plus de 6500 initiatives seront organisées dans le monde ce jour-là.

De nombreuses actions de désobéissance civile auront lieu tout au long de la semaine. En France, ARRET TOTAL est un appel issu du camp climat du Havre de cet été pour bloquer des actions directes le samedi 16 octobre avec pour objectif « d’enlever les pubs, de semer des graines, de visiter un supermarché comme vous ne l’avez jamais fait, de porter plainte contre Total, de donner la priorité aux gens sur les voitures…« . A Paris, en écho à cet appel et celui de la semaine internationale d’action directe pour la justice climatique, une action de désobéissance civile non-violente pour « bloquer une station d’essence » devrait être organisée le 15 octobre.

Cette semaine se clôturera par les actions « pour dénoncer le rôle des entreprises de l’agrobusiness telles que Monsanto dans la destruction et l’accaparement de la biodiversité et du vivant » à l’appel de la Via Campesina (voir la liste des actions en France ici). Cet appel s’intègre naturellement à cette semaine d’actions pour une justice climatique et sociale, tant les conséquences de l’agro-business sont dévastatrices aussi bien sur le plan humain et social (disparition des petites exploitations vivrières et paysans jetés dans la pauvreté et la misère) que sur le plan climatique et environnemental (pollutions, perte de biodiversité, érosion des sols etc…). A Paris, sont programmés une manifestation et un débat.

Dans le cadre de cette semaine de mobilisation, le collectif contre l’irradiation des aliments qui regroupe une vingtaine d’organisations invite à une conférence le jeudi 14 octobre (programme et communiqué de presse) pour alerter l’opinion publique sur le risque de voir l’Union Européenne autoriser et promouvoir l’irradiation de tous types d’aliments. En plus de comporter de nombreux risques sanitaires, cette irradiation généralisée des aliments ne pourrait que favoriser l’extension des productions délocalisées et les transports de denrées alimentaires d’un bout à l’autre de la planète.

Dans le même temps, la coalition Climate Justice Now! vient de rédiger une lettre adressée à l’ensemble des gouvernements de la planète (ici en français et ici en anglais), et notamment ceux du Nord, afin de rappeler les exigences fondamentales des mouvements pour la justice sociale et la justice climatique, s’appuyant sur les revendications issues de l’accord des peuples de Cochabamba. Alors qu’une dernière réunion intermédiaire de préparation a lieu à Tianjin avant le sommet de Cancun (28 nov – 10 déc), il est plus qu’important d’augmenter la pression sur nos gouvernements pour qu’enfin de paroles et fausses solutions, nous passions à la mise en place de politiques réellement alternatives. A ce titre, le projet Yasuni-ITT proposé par le gouvernement équatorien, visant à ne pas exploiter du pétrole contre un financement des pays du Nord de leur dette environnementale, est une opportunité pour réduire la dépendance au pétrole de nos modèles de production et de consommation au Nord (un débat est organisé le 20 octobre à Paris). Ce n’est bien-entendu pas envisageable sans une mise au pas des activités prédatrices et inhumaines de nombre de multinationales (voir cette pétition « des droits pour tous, des règles pour les multinationales »).

Signalons également la publication récente de « Altermondialisme saison 2 : de Seattle à Cochabamba » (flyer ici) de la revue Mouvements qui revient sur le « virage écolo » des altermondialistes, se consacrant à la justice climatique et aux biens communs, pour « changer le système, pas le climat ». De nombreux papiers reviennent sur les atouts, limites et défis des mobilisations pour la justice climatique. De quoi nourrir cette semaine d’actions et les nécessaires mobilisations à venir pour renforcer le rapport de force et expérimenter des pratiques alternatives.

Batailler contre les climato-sceptiques et les fausses solutions !

7 avril 2010

Les climato-sceptiques peu scientifiques… et parfois financés par des lobbies pétroliers

Depuis plusieurs semaines, ceux que Stephan Schneider, climatologue américain, appelle les « dénigreurs du changement climatique » plutôt que climato-sceptiques (voir ici), essaient de reprendre la main. Selon lui, l’écho qu’obtiennent leurs interventions est disproportionné par rapport à leur crédit scientifique, et ressemblent plus à de la « propagande idéologique » qu’à une « démarche scientifique ». C’est également le sens du récent appel de 400 scientifiques français spécialistes du climat demandant « structures référentes de la recherche scientifique française » d’exprimer publiquement leur « confiance vis-à-vis de notre intégrité et du sérieux de nos travaux », c’est-à-dire prendre position contre Allègre, Courtillot et consorts. Les industriels et lobbies pétroliers sont de la partie. Un rapport publié par Greenpeace – Etats-Unis montre que Koch Industries, conglomérat pétrolier américain a dépensé 18,4 millions d’euros entre 2005 et 2008 pour soutenir financièrement des campagnes d’information ou des organisations niant le changement climatique (article du Monde et du Guardian).

Dans le même temps, les promoteurs de fausses solutions poursuivent leur route sans issue.

Les marchés carbone, ça dysfonctionne.

Premiers pourfendeurs de la taxe carbone sous prétexte de « double peine » venant s’ajouter au marché carbone européen, des multinationales françaises parmi les plus polluantes, comme Arcelor Mittal ou le cimentier Lafarge, profitent des largesses du système européen. Selon l’ONG britannique Sandbag qui vient de publier un rapport, des industries très polluantes réussissent le tour de force de convertir en dizaines de millions d’euros les droits d’émission obtenus gratuitement en surplus de leurs besoins (voir articles de Bastamag ici et de Médiapart ici). Ces révélations s’ajoutant aux affaires de fraude sur la TVA (voir ici) et de suspension des échanges (voir ici) sur le marché du carbone européen, sans doute est-il temps d’exiger une remise en cause profonde de la finance carbone. Le collectif UCJS avait émis des pistes alternatives lors sa rencontre du 6 février (voir ici).

La France, soutien de la production de CO2 ?

Côté « développement », la Banque Mondiale doit se prononcer le 8 avril sur un prêt pour la construction de la centrale à charbon de Medupi en Afrique du Sud, portée par la multinationale sud-africaine Eskom. Cette centrale, qui émettra 25 millions de tonnes de CO2 par an, entraînera des pollutions majeures au soufre et au mercure, et exigera l‘ouverture de 40 nouvelles mines de charbon pour l’alimenter. Alors que les Etats-Unis s’abstiendront lors du vote, la France risque de soutenir le projet pour défendre les intérêts d’Alstom, impliqué dans la construction de la centrale. Un courrier (voir ici) à l’initiative des Amis de la Terre et signé (notamment) par Attac, Aitec, CADTM, Rac, CRID, a été envoyé au Président de la République et une cyberaction citoyenne est en cours (à signer ici).

En France, le gouvernement enterre son Grenelle de l’environnement.

Après l’abandon de toute taxe carbone que certains, comme le collectif Bizi, interprètent comme un enterrement du Grenelle de l’environnement (voir ici), les politiques gouvernementales sont bien éloignées des objectifs affichées de la semaine du « développement durable » qui vient de démarrer, ce 1er Avril… ! Les projets routiers et autoroutiers (Strasbourg, Bordeaux, Perpignan, Lyon-Saint Etienne…), aéroportuaires (Notre Dame des Landes…), l’abandon du fret diffus et de proximité par la SNCF, la construction d’un réacteur EPR à Penly alors que celui de Flamanville est un gouffre financier et une aberration technologique et écologique, sont autant d’exemples de projets gouvernementaux en contradiction avec les exigences de politiques alternatives portées par le collectif Urgence Climatique Justice Sociale.

Retours sur la rencontre Nationale pour l’urgence climatique et la justice sociale

11 février 2010

Organisée le 6 février, cette rencontre (programme en version .pdf ici), a été introduite par la contribution du collectif national en.pdf ici. Vous trouverez ci-dessous et en .pdf ici une synthèse de cette journée.

Une vidéo réalisée par le site www.bastamag.net résume en 10 minutes les contenus de cette riche journée de débats :

Les synthèses des trois ateliers sont accessibles ici pour celui portant sur finance et fiscalité écologique, ici pour celui sur les mobilisations et alternatives dans les villes et territoires et ici pour l’atelier animation et construction du collectif et du réseau UCJ.

Des contributions rédigées par Bizi! en .pdf ici et le NPA en .pdf ici sont également disponibles. Ainsi qu’un article du Monde ici en .pdf

Après l’échec du sommet de Copenhague, les mobilisations pour la justice climatique continuent

La première rencontre nationale du 6 février 2010 initiée par le collectif Urgence climatique Justice sociale (http://climatjustice.org) a été un succès en réunissant plus de 120 participants. Associant des collectifs locaux, des associations, des syndicats et des partis politiques, cette rencontre a permis de tirer un bilan de l’échec des négociations de Copenhague et d’envisager les suites des mobilisations. Pour devenir une question véritablement populaire, les alternatives à la crise climatique doivent chercher à résoudre la crise sociale, en traitant notamment la question de l’emploi, et garantir l’égalité sociale, entre le Nord et le Sud, mais également au sein des sociétés des pays développés. Par ailleurs, pour s’élargir, le mouvement doit intégrer de nouveaux acteurs, notamment les organisations syndicales ou des associations pas nécessairement environnementales.

La rencontre du 6 février a permis de dégager des axes communs qu’il s’agit d’enrichir dans les semaines et mois à venir :

–       Le marché européen des droits d’émissions de gaz à effet de serre a montré son inefficacité : instabilité, spéculation, effets d’aubaine pour les industriels et les marchés financiers ; nous refusons de confier aux marchés financiers la régulation du climat et exigeons des réductions fermes et domestiques de GES. Sur le plan des financements internationaux, nous soutenons les propositions pour des taxations internationales sur les transactions financières, les transports internationaux, etc… ;

–         La mise en œuvre de politiques climatiques ambitieuses nécessite de nouveaux types de financements. Si une refonte de la fiscalité est nécessaire, ses objectifs environnementaux doivent s’articuler à une logique de justice sociale, ce qui passe par de nouvelles taxations sur les premiers responsables des émissions de GES.

–         Les politiques climatiques ne dépendent pas seulement des négociations internationales, et doivent s’appuyer sur les mesures locales, régionales et nationales. C’est la cohérence qui doit guider l’articulation de ces différentes échelles d’intervention. Les luttes touchant à l’aménagement du territoire et aux transports, à la relocalisation de l’économie, aux alternatives en matière de production et d’échanges, dessinent, à partir de situations locales, une logique alternative globale.

–         Aucun changement ne sera possible sans inverser les rapports de force, et donc sans mobilisation des mouvements sociaux et environnementaux. Dans les mois à venir, la conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre Mère, en avril à Cochabamba (Bolivie) est à suivre avec attention comme une étape de la construction d’un véritable rapport de force international pour la justice climatique. En Europe, le sommet de Bonn en juin peut être le lieu d’une nouvelle mobilisation, afin de ne pas laisser le climat dans les mains des gouvernements et des lobbys industriels.

–         Le collectif Urgence Climatique Justice Sociale favorisera toutes les initiatives allant dans ce sens ; il se fera le relais des initiatives locales et participera à la coordination des luttes qui visent une transformation profonde des modes de production, de consommation, de transports et d’habitat actuels ; au niveau international il contribuera à la construction de la coalition Climate Justice Now (www.climate-justice-now.org).

Changeons le monde, pas le climat !

« finance et fiscalité écologique » est

Des mobilisations pour le climat et la justice sociale…

9 février 2010

A se focaliser sur l’échec de Copenhague et l’enlisement des négociations officielles dans le cadre de l’ONU, Sarkozy et son gouvernement tentent de se dédouaner de leurs propres responsabilités. Responsabilités dans leur diplomatie du climat parallèle complètement improductive. Responsabilités dans l’incapacité de l’Union Européenne à s’engager à la hauteur des enjeux. Responsabilités également dans les politiques nationales qui vont à l’encontre de la régulation du climat et de la protection de l’environnement, malgré les effets de manche du Grenelle.

Face à ces politiques, les mobilisations se multiplient et dénoncent de fait ce double discours.

Sauver le fret

C’est tout d’abord un appel (voir ici) lancé par des syndicats, associations et partis politiques qui vise à « construire les mobilisations populaires pour une politique des transports de marchandises vraiment écologique et sociale » alors que le gouvernement cautionne le démantèlement du fret ferroviaire organisé par la SNCF. A l’inverse, il s’agirait de « sauvegarder d’abord, développer ensuite, un bien public indispensable à une politique des transports radicalement nouvelle qui réponde aux besoins des populations, garantisse des conditions sociales correctes aux salariés du secteur des transports et participe au maintien ou à l’instauration d’une qualité de vie satisfaisante« . Des actions sont à venir.

Comme celle prise par Bizi!, la CGT et le CADE au pays basque qui ont mobilisé (die-in puis conférence – voir ici) plusieurs centaines de personnes samedi 6 février après-midi sur Bayonne pour protester contre la mort du wagon isolé et le démantèlement d’une partie importante du Fret ferroviaire.

Pour une agriculture durable

Le même jour, Bizi! soutenait, par une chaîne humaine de 700 à 800 personnes – reliant la maison natale de René Cassin, père de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) à la sous-préfecture de Bayonne – pour réclamer le respect de la liberté d’association, garantie par l’article 20 de la DUDH, et soutenir Euskal Herriko Laborantza Ganbara, association qui milite pour une agriculture paysanne, juste et durable et qui est victime depuis plus de 5 ans d’un harcèlement ubuesque de la part des pouvoirs publics et du Préfet des Pyrénées-Atlantiques. Plus d’infos ici.

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : « Sortons d’un projet sans avenir »

Du 1er au 6 mars, c’est un tour de la Région des Pays de la Loire en tracteurs et vélos qui sera organisé pour informer et interpeller la population sur l’aberration du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes. . Une manifestation sera organisée à Nantes le samedi 6 mars à 14h pour l’arrivée des participants. Plus d’infos sur le tract ici en .pdf.

Plans Climat Energie Citoyens

Par ailleurs, les expériences de rédaction de Plans Climat Energie Citoyens se multiplient : après le travail de Virage Energie Nord-pas-de-Calais (voir ici la prochaine initiative des 12 et 13 fév.), c’est au tour de Virage Energie-Climat Pays de la Loire (voir ici) et bientôt en Ile-de-France. Participant au renforcement de l’expertise citoyenne et militante, ces initiatives donnent des armes aux mobilisations locales pour une transformation profonde des modes de production, de consommation, de transports et d’habitat.

Après l’abandon du projet de circuit de Formule1 en région Ile-de-France, d’autres victoires sont possibles.

Mobilisons les énergies nécessaires pour construire l’autre monde dont nous avons besoin.

Pour que toutes les voix dissidentes puissent encore se faire entendre !

16 décembre 2009

De 5000 à 10 000 manifestants ont participé à l’action non-violente et légale « Reclaim Power » ce mercredi 16 décembre. Compte-tenu de la psychose sécuritaire régnant à Copenhague et des provocations multiples des autorités danoises vis-à-vis de cette initiative portée par les coalitions Climate Justice Action et Climate Justice Now, c’est une nouvelle réussite, après l’immense manifestation du 12 décembre qui fera date.

Comme l’on pouvait s’y attendre, la police danoise a réagi de manière violente et complètement disproportionnée en multipliant les arrestations arbitraires, dont celle d’un Français, Nicolas Haeringer, membre du comité de rédaction de Mouvements et porte-parole du Mouvement pour une Alternative Non-Violente. C’est intolérable. Nous exigeons des autorités qu’elles cessent ces provocations incessantes. L’action Reclaim Power visait à bousculer les négociations officielles en créant un « Forum des Peuples » pour faire entendre celles et ceux qui sont ne sont jamais écouté-e-s et pour imposer notre propre agenda et nos solutions.

Alors que les négociations piétinent, que la présidente de la Convention démissionne, que les pays du Nord refusent de reconnaître leurs responsabilités historiques, que l’Union Européenne revoit ses promesses à la baisse, que la France manœuvre vilement pour acheter le soutien de l’Afrique etc… il est plus que temps d’agir pour que les négociateurs entendent les revendications des mouvements sociaux et écologistes. Loin de réclamer la fin des négociations, notre action vise à exiger un « bon accord« , qui engage de façon contraignante les pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre à hauteur au minimum des recommandations du GIEC, qui reconnaisse la responsabilité historique des pays du Nord et qui dégage les fonds nécessaires à l’adaptation et à la conversion énergétique des pays pauvres. Nous portons également les revendications suivantes : pas de solutions basées sur le marché, laisser les ressources fossiles dans le sol, contrôle démocratique des populations sur les ressources naturelles, relocalisation des productions, réduction des surconsommations notamment du Nord, reconnaissance de la dette écologique contractée auprès des pays du Sud, reconnaissance des droits des populations indigènes.

Loin de chercher à nous entendre, l’ONU et les autorités danoises remettent en cause le caractère démocratique et transparent affiché de la COP-15 et la possibilité pour toutes les voix dissidentes de se faire entendre : réduction drastique des accréditations ces mardis et mercredis pour atteindre à peine 1000 puis 90 accréditations jeudi et vendredi pour l’ensemble des ONG et mouvements sociaux, interdiction d’entrée arbitraire depuis ce mercredi matin pour des ONG, comme les Amis de la Terre, ou mouvements perçus comme une « menace » pour le bon déroulé des négociations, … Au final, la COP se referme sur les seuls chefs d’Etat sans que les ONG, les populations indigènes, les mouvements sociaux et plus largement tous les représentants de la « société civile » puissent faire entendre leurs voix. Nous condamnons ces agissements et nous continuerons à faire entendre toutes les voix qui ne peuvent plus s’exprimer librement.