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Gaz et huiles de schiste : la mobilisation continue

22 février 2012

La mobilisation contre les gaz et huiles de schiste ne s’est pas terminée avec la loi d’interdiction de la fracturation hydraulique et l’annulation de 3 permis sur les 64 existants et de nombreux autres à l’étude (voir ici, ici et ici).

Aujourd’hui, ce sont l’ensemble de ces permis qui sont remis en cause : imposés sans aucun débat démocratique ni consultation des populations et élus locaux, et malgré les exigences de transition énergétique qui imposent de stopper cette fuite en avant frénétique, ces permis concernent aussi bien du gaz et pétrole de schiste, de houille, conventionnel, ou de l’off-shore profond (large de Marseille et de Guyane).

Voici trois des nombreux rendez-vous à venir (document à télécharger ici également) :

Dimanche 26 février – Un an de mobilisation citoyenne !

Place des Combettes – Villeneuve de Berg (Ardèche)
À l’initiative du Collectif Villeneuve de Berg et du Collectif 07, un an après la manifestation ayant réuni plus de 15000 personnes à Villeneuve de Berg, une journée chaleureuse et conviviale de rassemblement, avec animations et débats, sera organisée.

Plus d’informations : http://www.stopaugazdeschiste07.org/spip.php?article235

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Samedi 17 mars – Manifestation lors du Forum Alternatif Mondial de l’Eau (FAME) :

Le FAME (14 – 17 mars à Marseille) s’oppose aux velléités du Conseil Mondial de l’Eau (CME) et des multinationales qui le composent et qui organiseront, avec le soutien du gouvernement, un Forum Mondial de l’Eau dont l’objectif est d’étendre la marchandisation et la financiarisation de l’eau.
Durant le FAME, de nombreux ateliers sur la problématique « eau et extraction des ressources naturelles » seront organisés, dont l’un d’entre eux portera spécifiquement sur les luttes contre les gaz et huiles de schiste en Europe et dans le monde.
Manifestation du samedi 17 mars : une forte participation des collectifs citoyens contre les gaz de schiste est attendue, notamment ceux qui sont mobilisés contre les permis dans le Var et au large de Marseille.

Plus d’information : http://www.fame2012.org/fr/ 

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Dimanche 8 avril : Pour un Trafalgar du gaz de schiste ! Pour en finir avec le permis offshore Rhône Maritime !

Trois jours avant la date butoir de signature du permis d’exploitation de pétrole en offshore profond au large de Marseille, une double manifestation, sur terre et sur mer, est organisée :

  • rassemblement maritime pour les marins avec départs décentralisés de tous les ports du littoral ;
  • rassemblement terrestre à quai pour tous les « sans bateaux », à partir de 11 h, Parc de la Navale (5 ha dans un cadre superbe dans la rade de Toulon), accessible en voiture, ou bien en navettes en bateau depuis le centre ville ;

Plus d’informations :

Gaz et huiles de schiste : démonstration de force à Barjac

24 octobre 2011

Si trois permis ont été abrogés sur 64 existants, le gouvernement n’a pas clos le débat. Pour réclamer l’abrogation de tous les permis et une véritable transition énergétique, les collectifs citoyens, soutenus par des associations comme Attac ou les Amis de la Terre, ont appelé à une mobilisation le samedi 23 octobre, avec deux rassemblements, un dans le nord, l’autre dans le sud.

1) sur la manifestation à Barjac

2) sur les débats / conférences à La Ferté sous Jouarre :

3) à cette occasion, le collectif québécois de Saint-Hilaire a transmis une vidéo de soutien aux collectifs français :

 

Gaz et pétrole de schiste, ce n’est pas fini, mobilisation le samedi 23 Octobre !

14 octobre 2011

Si trois permis ont été abrogés sur 64 existants, les dangers soulevés par les collectifs citoyens quant à la possible exploitation de pétrole et gaz de schiste sur le territoire français, ne sont pas levés. Notamment, mais pas seulement, les 4 permis détenus par Toréador en Ile-de-France et Picardie. Raison pour laquelle, les collectifs citoyens appellent à une mobilisation le samedi 23 octobre, avec deux rassemblements, un dans le nord, l’autre dans le sud :

  • à Barjac, dans le Gard, à partir de 12h30 ; tract ici ou ci-dessous;
  • à La Ferté Sous Jouarre, en Seine-et-Marne, à partir de 15 h ; tract ici ou ci-dessous ;

Gaz et huiles de schiste : trois journées de mobilisation !

13 avril 2011

Communiqué de presse, le mercredi 13 avril 2011,

Les collectifs contre les explorations de gaz et d’huile de schiste annoncent trois jours de mobilisations contre les prospections

La Coordination nationale des collectifs contre la prospection et l’exploitation du gaz et de l’huile de schiste a décrété les journées du 15, 16 et 17 avril 2011 journées de mobilisation sur tous les territoires concernés par les permis de prospection accordés par le Ministère de l’Ecologie en mars 2010, mais aussi dans les régions visées par d’autres permis à l’étude actuellement.

Le gouvernement français a été contraint de reculer face à la mobilisation de la grande majorité des habitants et des élus de ces territoires : il a suggéré aux industriels une pause pour tenter de calmer le jeu, a confié une mission chargée d’« expertiser » l’impact de cette nouvelle fuite en avant industrielle au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) et du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et enfin, il a annoncé en fin de semaine dernière l’examen en urgence d’un projet de loi.

Si la coordination nationale se félicite des déclarations du gouvernement, elle attend avec impatience l’abrogation de la totalité des permis signés (Région Parisienne et sud de la France) et l’abandon de tous les permis en attente de signature.

Le weekend des 15, 16 et 17 avril sera l’occasion de maintenir notre mobilisation et de manifester notre refus de l’exploration de gaz et huile de schiste.

Les dates et lieux des mobilisations en France sont consultables ici.

La carte des mobilisations est ici.

 

Cancun entérine Copenhague

7 décembre 2010

Compte-tenu de l’urgence climatique – les émissions de gaz à effets de serre ont vraisemblablement augmenté de 3 % en 2010 – il n’y a qu’une seule façon d’évaluer un accord : permet-il de réduire drastiquement les émissions de GES ? A la lecture des deux textes issus des négociations de Cancun,  la COP-16 n’aura pas été à la hauteur des enjeux, alors que les espérances n’étaient déjà pas très élevées. Les engagements actuels, selon les prévisions des scientifiques, pourraient conduire à une augmentation de la température de plus de 4°C. Soit un véritable désastre pour de nombreux pays fortement vulnérables aux dérèglements climatiques (îles, zones côtières, régions avec peu de ressources hydriques, etc…).

Bienvenue à Cancun (© shtig)

A cette absence d’engagements suffisants, s’ajoute la remise en cause du seul instrument légalement contraignant actuel, le protocole de Kyoto. Le nouveau texte offre en effet de nombreux échappatoires aux pays désirant se dégager de leurs responsabilités. Présentées comme de véritables succès, les mises en place d’un fond vert pour le climat et d’un dispositif pour lutter contre la déforestation sont loin d’être satisfaisants. Par exemple, les sources de financement du fonds vert ne sont pas précisées, laissant la porte ouverte à une primauté de financements privés possiblement issus des marchés carbone. Ce fonds sera par ailleurs confié pour les trois prochaines années à la Banque Mondiale qui ne cesse d’accroître ses financements pour les projets d’extraction de pétrole. Le dispositif REDD+ (Réduction des Emissions liées à la Déforestation et la Dégradation des forêts) quant à lui ne reconnaît pas les droits des populations locales et en l’état sera surtout une opportunité pour des multinationales ou des Etats de financer des projets « verts » à moindre coût sans rien changer de leurs émissions.

Au final, les Etats-Unis et la Chine sont les grands gagnants de cet accord, leurs exigences ayant toutes été respectées. Les Etats-Unis ne s’engagent sur rien de contraignant. La Chine ne verra aucun contrôle international sur ses politiques nationales. Une fois de plus, les réalités géopolitiques et économiques ont largement déterminé le résultat de ces négociations. Preuve en est qu’on ne sauvera pas le climat sans changer le système.

Ci-dessous un recueil de textes et de communiqués.

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Sur les négociations :

Sur les mobilisations :

Vidéos sur les mobilisations :

L’assemblée des peuples

La marche à Mexico du 30 novembre

Les caravanes

Des négociations qui progressent, des camps climat qui se succèdent

10 août 2010

Du 2 au 6 août, une troisième rencontre était organisée à Bonn pour préparer le prochain sommet sur les changements climatiques à Cancun (29 novembre – 11 décembre). Si la précédente rencontre de début juin avait été assez catastrophique, il semblerait que celle-ci soit un bon cru. Les pays dits « développés » semblent avoir été renvoyés dans les cordes à force de vouloir faire du calamiteux « accord » de Copenhague l’alpha et l’omega des négociations.

Ainsi, la Bolivie se félicite d’avoir pu intégrer dans le principal texte de négociations les principales exigences portées par l’accord des peuples de Cochabamba : réduction de 50 % des émissions de GES pour la seconde échéance du protocole de Kyoto (2013-2017), la référence à 1°C d’augmentation maximale et à la limite de 300 ppm de CO2 dans l’atmosphère, la proposition d’un Tribunal International Climatique et celle de consacrer 6 % du PIB mondial à la lutte contre le changement climatique. Est également indiqué le principe de l’« espace carbone », qui demande que les droits d’émission de CO2 soient limités mondialement et répartis entre les pays proportionnellement à leurs besoins de développement ou, a contrario, à leur responsabilité historique dans la pollution de l’atmosphère (voir l’article de l’Humanité).
Rien n’est décidé à ce stade et ces références ne sont que des options parmi d’autres. Sans une véritable mobilisation populaire, capable de peser sur les choix que feront les gouvernements à l’automne, il est peu vraisemblable que les propositions les plus abouties soient retenues. A ce titre, l’appel à des mobilisations pour la semaine du 10 au 17 octobre prend tout son sens. Ainsi que l’appel de la Via Campesina à réaliser 1000 Cancuns partout dans le monde pendant les négociations de décembre !

En été, les camps climat prospèrent.

Camp climat à Harfleur (photo Daniel Maunoury)

Sur le slogan « changer le système pas le climat« , quelques centaines de militants se sont retrouvés du 22 juillet au 1er août à Harfleur, estuaire de la Seine, pour participer au Camp Action Climat français 2010. Après un premier Camp en août 2009 contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il s’agissait de dire STOP au groupe pétrolier TOTAL, un des premiers émetteurs de gaz à effets de serre en France et « symbole international des grandes sociétés sans scrupules, exploitant et détruisant sans limites et dont les activités et les pratiques iniques mettent en péril le climat, les milieux naturels, les populations et vont à l’encontre du bien commun de l’humanité » (plus d’infos ici). Expérimentant un lieu de vie temporaire, autogéré et avec une empreinte écologique minimum (cuisine végétarienne, toilettes sèches, énergie solaire et éolienne…), les activistes présents ont également bloqué durant 4h l’approvisionnement en blé d’une usine d’agrocarburants² (voir ici et ici ). Un appel à bloquer la raffinerie de Normandie le 16 octobre prochain a également été lancé.

Total, dans la Région du Havre

D’autres camps climat en Europe sont programmés (voir le calendrier ici). Quelques infos qui nous sont parvenues :
– en Suède, plus d’une centains d’activistes se sont retrouvés au nord de Stockholm du 2 au 8 août, où ils ont notamment organisé une action de solidarité envers les activistes écologistes russes attaqués par l’extrême-droite ;
– en Belgique, une centaine d’activistes issus du camp climat ont bloqué la partie transport de marchandises de l’aéroport de Liège pour dénoncer les « crimes commis par l’aviation et notamment le transport international de nourriture« . Voir ici.
– Au Royaume-Uni, et alors que le gouvernement britannique a annoncé l’abandon de l’extension de l’aéroport d’Heathrow, le camp climat aura lieu du 21 au 24 août à Edinburgh et aura pour cible la Royal Bank of Scotland, « l’un des plus importants investisseurs de la planète dans le pétrole, le gaz et le charbon ». Voir cette vidéo de 3 minutes qui annoncent le camp climat. Plus d’informations ici.

A noter également :

– alors que la raffinerie des Flandres a été redémarrée suite à la mobilisation des salariés et à une décision de justice favorable, nous rappelons l’existence de cet appel, publié courant mars, qui demandait la préservation des collectifs de travail pour les 5 prochaines années, nécessitant son redémarrage, et le lancement d’un processus de reconversion écologiquement soutenable ; il est plus que jamais d’actualité ;
– une action de Bizi ! qui a réuni plus de cent personnes ce 1er août à midi pendant les fêtes de Bayonne pour appeler à la journée de mobilisation du dimanche 10 octobre 2010, autour de la revendication de baisse de 10 % des gaz à effet de serre dès 2010.

Action de Bizi ! appelant à la journée du 10 octobre 2010

Après Bonn, construisons des pistes alternatives…

15 juin 2010

 

Il n’y a pas grand-chose à retenir de la rencontre intermédiaire de Bonn (19 mai – 11 juin). Comme souvent, Yvo de Boer a résumé la situation : « Je ne pense pas que le processus puisse aboutir, dans les dix ans à venir, à des objectifs de réduction adaptés ». La copie des pays développés est à revoir. Actuellement, la compilation des objectifs qu’ils ont annoncés mène à une fourchette de réduction de -12% à -18% pour 2020, par rapport à 1990. Ils espéraient acheter les pays pauvres en promettant 30 milliards de dollars de financements rapides à Copenhague : ils n’arrivent pas à les verser et il apparait que la majeure partie de cet argent est de l’aide au développement recyclée.  D’autre part, ces sommes seraient principalement dédiées à la réduction des émissions des pays émergents plutôt qu’aux pays pauvres.



 

S’ajoutent les velléités des pays développés visant à faire de l’accord de Copenhague la base de toute négociation au détriment d’une suite contraignante au protocole de Kyoto. Ainsi que leurs initiatives pour diminuer au maximum leurs réductions domestiques (REDD+ lié aux mécanismes de compensation ; querelle concernant la prise en compte du carbone stocké dans les  forêts des pays riches, LULUCF). Dans le même temps, les pays en développement, Chine en tête, ne sont pas porteurs de propositions alternatives radicales visant à transformer sérieusement les modèles de production et de consommation de nos sociétés pour les rendre véritablement conciliables avec la préservation des écosystèmes dans lesquels nous vivons.

 

Hormis la Bolivie, et quelques autres, s‘appuyant sur l’accord des peuples de Cochabamba – dont les préconisations sont d’ailleurs marginalisées dans les textes des négociations officielles (1) – trop rares sont les propositions en rupture avec le modèle dominant. Si ce n’est dans les manifestations…et initiatives des associations au ONG impliqués dans la mouvance Climate Justice Now.

  • Voir des diaporamas des mobilisations ici, ici et ici.

 

Dans les mois à venir, les initiatives citoyennes alternatives pour faire face efficacement aux dérèglements climatiques tout en faisant œuvre de justice sociale sont donc décisives (voir ici et ici). Des rendez-vous sont déjà fixés pour une semaine de mobilisations du 10 au 16 octobre et pour des initiatives décentralisées partout dans le monde pendant le sommet de Cancun (29 nov. 11 déc). Via Campesina appelle ainsi à réaliser 1000 Cancun (voir calendrier ici). En France, nous pouvons compter sur :

les 2, 3, et 4 juillet, le 10ème Rassemblement contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, au lieu dit « Le LIMIMBOUT » – Tract de présentation ici.

22 juil – 1 août : Camp Climat au Havre, comme « premier port pétrolier et premier site industriel émetteur de gaz à effet de serre en France » ; voir le tract ici.

De nombreuses initiatives publiques, qui de Montreuil à Clermont en passant par Poitiers, sont organisées pour rester vigilants et proposer des pistes alternatives.Voir ici.

 

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(1) voir les pétitions électroniques des Amis de la Terre International ici et de la Bolivie ici.

qWo7@gaqYdPt

Pour que toutes les voix dissidentes puissent encore se faire entendre !

16 décembre 2009

De 5000 à 10 000 manifestants ont participé à l’action non-violente et légale « Reclaim Power » ce mercredi 16 décembre. Compte-tenu de la psychose sécuritaire régnant à Copenhague et des provocations multiples des autorités danoises vis-à-vis de cette initiative portée par les coalitions Climate Justice Action et Climate Justice Now, c’est une nouvelle réussite, après l’immense manifestation du 12 décembre qui fera date.

Comme l’on pouvait s’y attendre, la police danoise a réagi de manière violente et complètement disproportionnée en multipliant les arrestations arbitraires, dont celle d’un Français, Nicolas Haeringer, membre du comité de rédaction de Mouvements et porte-parole du Mouvement pour une Alternative Non-Violente. C’est intolérable. Nous exigeons des autorités qu’elles cessent ces provocations incessantes. L’action Reclaim Power visait à bousculer les négociations officielles en créant un « Forum des Peuples » pour faire entendre celles et ceux qui sont ne sont jamais écouté-e-s et pour imposer notre propre agenda et nos solutions.

Alors que les négociations piétinent, que la présidente de la Convention démissionne, que les pays du Nord refusent de reconnaître leurs responsabilités historiques, que l’Union Européenne revoit ses promesses à la baisse, que la France manœuvre vilement pour acheter le soutien de l’Afrique etc… il est plus que temps d’agir pour que les négociateurs entendent les revendications des mouvements sociaux et écologistes. Loin de réclamer la fin des négociations, notre action vise à exiger un « bon accord« , qui engage de façon contraignante les pays à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre à hauteur au minimum des recommandations du GIEC, qui reconnaisse la responsabilité historique des pays du Nord et qui dégage les fonds nécessaires à l’adaptation et à la conversion énergétique des pays pauvres. Nous portons également les revendications suivantes : pas de solutions basées sur le marché, laisser les ressources fossiles dans le sol, contrôle démocratique des populations sur les ressources naturelles, relocalisation des productions, réduction des surconsommations notamment du Nord, reconnaissance de la dette écologique contractée auprès des pays du Sud, reconnaissance des droits des populations indigènes.

Loin de chercher à nous entendre, l’ONU et les autorités danoises remettent en cause le caractère démocratique et transparent affiché de la COP-15 et la possibilité pour toutes les voix dissidentes de se faire entendre : réduction drastique des accréditations ces mardis et mercredis pour atteindre à peine 1000 puis 90 accréditations jeudi et vendredi pour l’ensemble des ONG et mouvements sociaux, interdiction d’entrée arbitraire depuis ce mercredi matin pour des ONG, comme les Amis de la Terre, ou mouvements perçus comme une « menace » pour le bon déroulé des négociations, … Au final, la COP se referme sur les seuls chefs d’Etat sans que les ONG, les populations indigènes, les mouvements sociaux et plus largement tous les représentants de la « société civile » puissent faire entendre leurs voix. Nous condamnons ces agissements et nous continuerons à faire entendre toutes les voix qui ne peuvent plus s’exprimer librement.

16 déc : « Peoples Assembly to reclaim power »

15 décembre 2009

Suite à l’immense succès de la manifestation de samedi – manifestation qui fera date et qui marque l’arrivée massive des mouvements sociaux dans la bataille climatique, depuis dimanche, les mouvements sociaux et écologistes maintiennent la pression sur les négociations en multipliant les actions de rue et interventions au Bella Center. Aujourd’hui mardi 15 décembre, sera dénoncé l’agrobusiness qui participe fortement au réchauffement climatique sans résoudre la faim dans le monde et tout en enrichissant quelques riches propriétaires et multinationales.

Le 16 décembre, à partir de 8h, organisée par les coalitions Climate Justice Action et Climate Justice Now !, l’initiative « Peoples Assembly to reclaim power » mêlera des actions de rue au plus près du Bella Center et des interventions à l’intérieur même des négociations. L’objectif sera de bousculer les négociations officielles en créant un espace IN-OUT afin de faire entendre celles et ceux qui sont ne sont jamais écouté-e-s et pour imposer notre propre agenda et nos solutions : pas de solutions basées sur le marché, laisser les ressources fossiles dans le sol, contrôle démocratique des populations sur les ressources naturelles, relocalisation des productions, réduction des surconsommations notamment du Nord, reconnaissance de la dette écologique contractée auprès des pays du Sud, reconnaissance des droits des populations indigènes.

Des militant-es des organisations du collectif français Urgence Climatique Justice Sociale y participeront, aussi bien à l’intérieur du centre de négociations qu’à l’extérieur.

Copenhague ne doit pas se transformer en sommet des fausses solutions au changement climatique.

Manifestation Internationale du 12 décembre

11 décembre 2009

Une Manifestation qui fera date.

De 30 000 à 100 000 manifestants selon les sources. De l’avis de tou-te-s, beaucoup plus de 50 000. La place du lieu de départ était bondée, impossible de bouger. L’ensemble du cortège a mis plus d’une heure à s’élancer alors que nous partions sur une avenue large de 40 mètres minimum. C’est une manifestation qui fera date. Copenhague 2009 marque l’arrivée massive des mouvements sociaux dans la bataille climatique. C’est décisif. Il y aura un avant et un après Copenhague 2009.

Partie du Bloc "System Change not Climate Change"

Les militants des organisations du collectif Urgence Climatique Justice Sociale, arrivés en train ou en car ce samedi,  se sont principalement retrouvés dans le « bloc » ‘System Change, not Climate Change » aux côtés de la coalition internationale Climate Justice Now!, avec les Amis de la Terre Internationaux, la Via Campesina, Jubilee South, mouvements sociaux du Sud et du Nord, Climate Justice Action, etc… Avec une double exigence d’obtenir un accord à la hauteur des enjeux et ne comportant pas de fausses solutions, tout en remettant en cause le système productiviste et capitaliste à l’origine des dérèglements climatiques, problèmes environnementaux et inégalités sociales que nous connaissons.

Comme beaucoup d’observateurs ont pu l’affirmer, le cortège était très festif et les dépêches, très alarmistes et inquiétantes, ne reflètent pas l’énergie de cette manifestation, et notamment des paysans, activistes, indigènes, syndicalistes des pays du Sud. Oui, quelques vitres ont été cassés et quelques pavés lancés, mais rien de bien méchant, et la police, et ses robocops surarmés et tendus, étaient bien les plus agressifs. Les gouvernements répressifs de nos pays (voir les dernières mesures répressives votés au Danemark) démontrent une nouvelle fois leurs refus de supporter une opposition démocratique et populaire aux politiques qu’ils mènent depuis des années et qui renforcent les dérèglements climatiques et les inégalités sociales.

Urgence Climatique Justice Sociale bien représenté.

Le sommet sur les changements climatiques mérite mieux que ça. Il reste une semaine de négociations et de pressions citoyennes – et notamment la mobilisation du 16 novembre à laquelle appelle le réseau Climate Justice Now – pour obtenir un accord contraignant, juste, à la hauteur des enjeux et sans fausse solution…

Rappel : de nombreuses initiatives ont été organisées aujourd’hui en France, en voici la liste.