Posts Tagged ‘Mobilisations’

Durban : appel de la Via Campesina

19 septembre 2011

A un peu moins de trois mois de la 17ème Conférence des Parties (COP 17) de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (UNFCCC) qui se tiendra à Durban en Afrique du Sud, du 28 novembre au 9 décembre 2011, la Via Campesina appelle « les mouvements sociaux et l’ensemble de la population à se mobiliser partout dans le monde« .  

Si des caravanes de paysans et paysannes africain(e)s partiront du Mozambique, de la Tanzanie, du Zimbabwe et d’autres pays pour converger à Durban , la Via Campesina appelle également à se mobiliser pour la Journée Mondiale d’Action qui aura lieu le 3 décembre. Alors que « les négociations sur le climat ont été détournées de leur objectif pour devenir de simples négociations mercantiles« , il s’agira, en collaboration avec des centaines d’autres activistes,  de manifester pour la justice climatique.

La déclaration est téléchargeable ici ou accessible sur le site de la Via Campesina.

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Gaz de schiste : des États-Unis à l’Afrique du Sud, la contestation prend de l’ampleur

3 mai 2011

Les actions contre l’exploitation du gaz de schiste se multiplient dans le monde, pour obtenir des moratoires ou de nouvelles régulations. Alors que la Pologne, nouvel eldorado énergétique, est l’objet de toutes les convoitises, l’Afrique du Sud, la Suisse, la Suède ou l’État de New York ont décidé de mettre un frein à l’exploitation des gaz de schiste. Pourquoi ne pas obtenir un moratoire international ?

Revue de presse sur la situation internationale :

Retour sur la semaine d’action du 10 au 17 octobre…

6 novembre 2010

Du 10 au 17 octobre, s’est tenue une semaine internationale d’actions pour la justice climatique. Revenons sur quelques initiatives, en vidéo et en photos.

Au Royaume-Uni, une des plus grandes raffineries du pays a été bloquée par des centaines d’activistes à l’appel du groupe Crude Awakening toute la journée du samedi 16 Octobre. Voir l’article de la BBC et celui d’indymédia. Voir la superbe vidéo qui a été réalisée :

En écho à l’appel ARRET TOTAL du Camp Climat, une action de blocage d’une station-essence Total s’est déroulée le 15 Octobre à Paris. Voir la vidéo :

L’ensemble des initiatives se retrouvant dans l’appel lancé par Climate Justice Action se retrouvent indiquées sur cette page.

A Bayonne, organisé par le collectif Bizi!, et ce malgré les conditions météorologiques, le village Alternatiba, « village de transition vers le monde de demain” a reçu la visite de plusieurs milliers de personnes. Voir des photos ici et ici.

Vous pouvez aussi retrouver sur le site du collectif contre l’irradiation des aliments les informations relatives à l’initiative organisée à Paris, et sur le site de Combat Monsanto le bilan des initiatives prises le 16 octobre en France, journée mondiale d’action contre Monsanto et les OGM.

Plus loin, à Quito (Equateur), une manifestation conjointe du Forum Social Mondial des Migrations et du Congrès de la CLOC-Via Campesina (compte-rendu ici) a été organisée le 12 Octobre pour « des droits pour toutes et tous, une citoyenneté universelle, la souveraineté alimentaire et la réforme agraire ». Cette journée, supposée être l’anniversaire de la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb, a été réappropriée par les mouvements indigènes pour en faire une  journée en défense d’Abya Yala (désignation indigène de la « Mère nourricière »). La vidéo suivant explique les relations entre luttes paysannes et droits des migrants, les deux étant très liés aux dérèglements climatiques :

Du 10 au 17 octobre, semaine internationale d’actions pour la justice climatique

7 octobre 2010

Après les nombreux camps climat de l’été, les initiatives militantes et citoyennes visant à démontrer que la justice climatique et sociale ne peuvent se contenter de mots, vont se multiplier dans les jours à venir. Pour partie à l’appel du collectif Climate Justice Action mais aussi du Forum Social Européen de juin dernier, ces initiatives ont un fil conducteur commun : devant l’inaction des gouvernements, notamment du Nord, et alors que les conséquences des dérèglements climatiques sont déjà là (sécheresses ou inondations de l’été etc…), il est fondamental d’imposer nos propositions pour sortir d’un modèle consumériste et productiviste qui broie les populations et détruit la planète. Imposer ces solutions nécessite de nombreux ingrédients complémentaires : sensibilisation et information, démonstration et expérimentation d’initiatives concrètes, reprise du pouvoir sur nos vies et construction d’un rapport de force avec les puissants de ce monde afin d’imposer des solutions allant à l’encontre de leurs intérêts.

Cette semaine d’actions débutera le 10 Octobre par les centaines d’initiatives réclamant 10 % de réduction de Gaz à effets de serre dès 2010. Citons par exemple le village Alternatiba qu’organisera Bizi! à Bayonne, « Un village de transition vers le monde de demain » ! A la fois fête populaire et salon des alternatives à la crise écologique et sociale, nous vous invitons à plonger dans son très riche programmes d’alternatives concrètes qui seront expérimentées et exposées « composant une société post-carbone, heureuse et conviviale« . Ou encore cette initiative similaire à Bordeaux, organisée par le collectif climat Gironde qui vise à « s’engager pour réduire nos émissions de CO2 (- 10% dès 2010) et exiger un accord ambitieux, contraignant et juste au sommet de Cancun« . Ou celle-ci à Pau. Au final plus de 6500 initiatives seront organisées dans le monde ce jour-là.

De nombreuses actions de désobéissance civile auront lieu tout au long de la semaine. En France, ARRET TOTAL est un appel issu du camp climat du Havre de cet été pour bloquer des actions directes le samedi 16 octobre avec pour objectif « d’enlever les pubs, de semer des graines, de visiter un supermarché comme vous ne l’avez jamais fait, de porter plainte contre Total, de donner la priorité aux gens sur les voitures…« . A Paris, en écho à cet appel et celui de la semaine internationale d’action directe pour la justice climatique, une action de désobéissance civile non-violente pour « bloquer une station d’essence » devrait être organisée le 15 octobre.

Cette semaine se clôturera par les actions « pour dénoncer le rôle des entreprises de l’agrobusiness telles que Monsanto dans la destruction et l’accaparement de la biodiversité et du vivant » à l’appel de la Via Campesina (voir la liste des actions en France ici). Cet appel s’intègre naturellement à cette semaine d’actions pour une justice climatique et sociale, tant les conséquences de l’agro-business sont dévastatrices aussi bien sur le plan humain et social (disparition des petites exploitations vivrières et paysans jetés dans la pauvreté et la misère) que sur le plan climatique et environnemental (pollutions, perte de biodiversité, érosion des sols etc…). A Paris, sont programmés une manifestation et un débat.

Dans le cadre de cette semaine de mobilisation, le collectif contre l’irradiation des aliments qui regroupe une vingtaine d’organisations invite à une conférence le jeudi 14 octobre (programme et communiqué de presse) pour alerter l’opinion publique sur le risque de voir l’Union Européenne autoriser et promouvoir l’irradiation de tous types d’aliments. En plus de comporter de nombreux risques sanitaires, cette irradiation généralisée des aliments ne pourrait que favoriser l’extension des productions délocalisées et les transports de denrées alimentaires d’un bout à l’autre de la planète.

Dans le même temps, la coalition Climate Justice Now! vient de rédiger une lettre adressée à l’ensemble des gouvernements de la planète (ici en français et ici en anglais), et notamment ceux du Nord, afin de rappeler les exigences fondamentales des mouvements pour la justice sociale et la justice climatique, s’appuyant sur les revendications issues de l’accord des peuples de Cochabamba. Alors qu’une dernière réunion intermédiaire de préparation a lieu à Tianjin avant le sommet de Cancun (28 nov – 10 déc), il est plus qu’important d’augmenter la pression sur nos gouvernements pour qu’enfin de paroles et fausses solutions, nous passions à la mise en place de politiques réellement alternatives. A ce titre, le projet Yasuni-ITT proposé par le gouvernement équatorien, visant à ne pas exploiter du pétrole contre un financement des pays du Nord de leur dette environnementale, est une opportunité pour réduire la dépendance au pétrole de nos modèles de production et de consommation au Nord (un débat est organisé le 20 octobre à Paris). Ce n’est bien-entendu pas envisageable sans une mise au pas des activités prédatrices et inhumaines de nombre de multinationales (voir cette pétition « des droits pour tous, des règles pour les multinationales »).

Signalons également la publication récente de « Altermondialisme saison 2 : de Seattle à Cochabamba » (flyer ici) de la revue Mouvements qui revient sur le « virage écolo » des altermondialistes, se consacrant à la justice climatique et aux biens communs, pour « changer le système, pas le climat ». De nombreux papiers reviennent sur les atouts, limites et défis des mobilisations pour la justice climatique. De quoi nourrir cette semaine d’actions et les nécessaires mobilisations à venir pour renforcer le rapport de force et expérimenter des pratiques alternatives.

Des négociations qui progressent, des camps climat qui se succèdent

10 août 2010

Du 2 au 6 août, une troisième rencontre était organisée à Bonn pour préparer le prochain sommet sur les changements climatiques à Cancun (29 novembre – 11 décembre). Si la précédente rencontre de début juin avait été assez catastrophique, il semblerait que celle-ci soit un bon cru. Les pays dits « développés » semblent avoir été renvoyés dans les cordes à force de vouloir faire du calamiteux « accord » de Copenhague l’alpha et l’omega des négociations.

Ainsi, la Bolivie se félicite d’avoir pu intégrer dans le principal texte de négociations les principales exigences portées par l’accord des peuples de Cochabamba : réduction de 50 % des émissions de GES pour la seconde échéance du protocole de Kyoto (2013-2017), la référence à 1°C d’augmentation maximale et à la limite de 300 ppm de CO2 dans l’atmosphère, la proposition d’un Tribunal International Climatique et celle de consacrer 6 % du PIB mondial à la lutte contre le changement climatique. Est également indiqué le principe de l’« espace carbone », qui demande que les droits d’émission de CO2 soient limités mondialement et répartis entre les pays proportionnellement à leurs besoins de développement ou, a contrario, à leur responsabilité historique dans la pollution de l’atmosphère (voir l’article de l’Humanité).
Rien n’est décidé à ce stade et ces références ne sont que des options parmi d’autres. Sans une véritable mobilisation populaire, capable de peser sur les choix que feront les gouvernements à l’automne, il est peu vraisemblable que les propositions les plus abouties soient retenues. A ce titre, l’appel à des mobilisations pour la semaine du 10 au 17 octobre prend tout son sens. Ainsi que l’appel de la Via Campesina à réaliser 1000 Cancuns partout dans le monde pendant les négociations de décembre !

En été, les camps climat prospèrent.

Camp climat à Harfleur (photo Daniel Maunoury)

Sur le slogan « changer le système pas le climat« , quelques centaines de militants se sont retrouvés du 22 juillet au 1er août à Harfleur, estuaire de la Seine, pour participer au Camp Action Climat français 2010. Après un premier Camp en août 2009 contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il s’agissait de dire STOP au groupe pétrolier TOTAL, un des premiers émetteurs de gaz à effets de serre en France et « symbole international des grandes sociétés sans scrupules, exploitant et détruisant sans limites et dont les activités et les pratiques iniques mettent en péril le climat, les milieux naturels, les populations et vont à l’encontre du bien commun de l’humanité » (plus d’infos ici). Expérimentant un lieu de vie temporaire, autogéré et avec une empreinte écologique minimum (cuisine végétarienne, toilettes sèches, énergie solaire et éolienne…), les activistes présents ont également bloqué durant 4h l’approvisionnement en blé d’une usine d’agrocarburants² (voir ici et ici ). Un appel à bloquer la raffinerie de Normandie le 16 octobre prochain a également été lancé.

Total, dans la Région du Havre

D’autres camps climat en Europe sont programmés (voir le calendrier ici). Quelques infos qui nous sont parvenues :
– en Suède, plus d’une centains d’activistes se sont retrouvés au nord de Stockholm du 2 au 8 août, où ils ont notamment organisé une action de solidarité envers les activistes écologistes russes attaqués par l’extrême-droite ;
– en Belgique, une centaine d’activistes issus du camp climat ont bloqué la partie transport de marchandises de l’aéroport de Liège pour dénoncer les « crimes commis par l’aviation et notamment le transport international de nourriture« . Voir ici.
– Au Royaume-Uni, et alors que le gouvernement britannique a annoncé l’abandon de l’extension de l’aéroport d’Heathrow, le camp climat aura lieu du 21 au 24 août à Edinburgh et aura pour cible la Royal Bank of Scotland, « l’un des plus importants investisseurs de la planète dans le pétrole, le gaz et le charbon ». Voir cette vidéo de 3 minutes qui annoncent le camp climat. Plus d’informations ici.

A noter également :

– alors que la raffinerie des Flandres a été redémarrée suite à la mobilisation des salariés et à une décision de justice favorable, nous rappelons l’existence de cet appel, publié courant mars, qui demandait la préservation des collectifs de travail pour les 5 prochaines années, nécessitant son redémarrage, et le lancement d’un processus de reconversion écologiquement soutenable ; il est plus que jamais d’actualité ;
– une action de Bizi ! qui a réuni plus de cent personnes ce 1er août à midi pendant les fêtes de Bayonne pour appeler à la journée de mobilisation du dimanche 10 octobre 2010, autour de la revendication de baisse de 10 % des gaz à effet de serre dès 2010.

Action de Bizi ! appelant à la journée du 10 octobre 2010

Après Bonn, construisons des pistes alternatives…

15 juin 2010

 

Il n’y a pas grand-chose à retenir de la rencontre intermédiaire de Bonn (19 mai – 11 juin). Comme souvent, Yvo de Boer a résumé la situation : « Je ne pense pas que le processus puisse aboutir, dans les dix ans à venir, à des objectifs de réduction adaptés ». La copie des pays développés est à revoir. Actuellement, la compilation des objectifs qu’ils ont annoncés mène à une fourchette de réduction de -12% à -18% pour 2020, par rapport à 1990. Ils espéraient acheter les pays pauvres en promettant 30 milliards de dollars de financements rapides à Copenhague : ils n’arrivent pas à les verser et il apparait que la majeure partie de cet argent est de l’aide au développement recyclée.  D’autre part, ces sommes seraient principalement dédiées à la réduction des émissions des pays émergents plutôt qu’aux pays pauvres.



 

S’ajoutent les velléités des pays développés visant à faire de l’accord de Copenhague la base de toute négociation au détriment d’une suite contraignante au protocole de Kyoto. Ainsi que leurs initiatives pour diminuer au maximum leurs réductions domestiques (REDD+ lié aux mécanismes de compensation ; querelle concernant la prise en compte du carbone stocké dans les  forêts des pays riches, LULUCF). Dans le même temps, les pays en développement, Chine en tête, ne sont pas porteurs de propositions alternatives radicales visant à transformer sérieusement les modèles de production et de consommation de nos sociétés pour les rendre véritablement conciliables avec la préservation des écosystèmes dans lesquels nous vivons.

 

Hormis la Bolivie, et quelques autres, s‘appuyant sur l’accord des peuples de Cochabamba – dont les préconisations sont d’ailleurs marginalisées dans les textes des négociations officielles (1) – trop rares sont les propositions en rupture avec le modèle dominant. Si ce n’est dans les manifestations…et initiatives des associations au ONG impliqués dans la mouvance Climate Justice Now.

  • Voir des diaporamas des mobilisations ici, ici et ici.

 

Dans les mois à venir, les initiatives citoyennes alternatives pour faire face efficacement aux dérèglements climatiques tout en faisant œuvre de justice sociale sont donc décisives (voir ici et ici). Des rendez-vous sont déjà fixés pour une semaine de mobilisations du 10 au 16 octobre et pour des initiatives décentralisées partout dans le monde pendant le sommet de Cancun (29 nov. 11 déc). Via Campesina appelle ainsi à réaliser 1000 Cancun (voir calendrier ici). En France, nous pouvons compter sur :

les 2, 3, et 4 juillet, le 10ème Rassemblement contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes, au lieu dit « Le LIMIMBOUT » – Tract de présentation ici.

22 juil – 1 août : Camp Climat au Havre, comme « premier port pétrolier et premier site industriel émetteur de gaz à effet de serre en France » ; voir le tract ici.

De nombreuses initiatives publiques, qui de Montreuil à Clermont en passant par Poitiers, sont organisées pour rester vigilants et proposer des pistes alternatives.Voir ici.

 

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(1) voir les pétitions électroniques des Amis de la Terre International ici et de la Bolivie ici.

qWo7@gaqYdPt

Des mobilisations pour le climat et la justice sociale…

9 février 2010

A se focaliser sur l’échec de Copenhague et l’enlisement des négociations officielles dans le cadre de l’ONU, Sarkozy et son gouvernement tentent de se dédouaner de leurs propres responsabilités. Responsabilités dans leur diplomatie du climat parallèle complètement improductive. Responsabilités dans l’incapacité de l’Union Européenne à s’engager à la hauteur des enjeux. Responsabilités également dans les politiques nationales qui vont à l’encontre de la régulation du climat et de la protection de l’environnement, malgré les effets de manche du Grenelle.

Face à ces politiques, les mobilisations se multiplient et dénoncent de fait ce double discours.

Sauver le fret

C’est tout d’abord un appel (voir ici) lancé par des syndicats, associations et partis politiques qui vise à « construire les mobilisations populaires pour une politique des transports de marchandises vraiment écologique et sociale » alors que le gouvernement cautionne le démantèlement du fret ferroviaire organisé par la SNCF. A l’inverse, il s’agirait de « sauvegarder d’abord, développer ensuite, un bien public indispensable à une politique des transports radicalement nouvelle qui réponde aux besoins des populations, garantisse des conditions sociales correctes aux salariés du secteur des transports et participe au maintien ou à l’instauration d’une qualité de vie satisfaisante« . Des actions sont à venir.

Comme celle prise par Bizi!, la CGT et le CADE au pays basque qui ont mobilisé (die-in puis conférence – voir ici) plusieurs centaines de personnes samedi 6 février après-midi sur Bayonne pour protester contre la mort du wagon isolé et le démantèlement d’une partie importante du Fret ferroviaire.

Pour une agriculture durable

Le même jour, Bizi! soutenait, par une chaîne humaine de 700 à 800 personnes – reliant la maison natale de René Cassin, père de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) à la sous-préfecture de Bayonne – pour réclamer le respect de la liberté d’association, garantie par l’article 20 de la DUDH, et soutenir Euskal Herriko Laborantza Ganbara, association qui milite pour une agriculture paysanne, juste et durable et qui est victime depuis plus de 5 ans d’un harcèlement ubuesque de la part des pouvoirs publics et du Préfet des Pyrénées-Atlantiques. Plus d’infos ici.

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : « Sortons d’un projet sans avenir »

Du 1er au 6 mars, c’est un tour de la Région des Pays de la Loire en tracteurs et vélos qui sera organisé pour informer et interpeller la population sur l’aberration du projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes. . Une manifestation sera organisée à Nantes le samedi 6 mars à 14h pour l’arrivée des participants. Plus d’infos sur le tract ici en .pdf.

Plans Climat Energie Citoyens

Par ailleurs, les expériences de rédaction de Plans Climat Energie Citoyens se multiplient : après le travail de Virage Energie Nord-pas-de-Calais (voir ici la prochaine initiative des 12 et 13 fév.), c’est au tour de Virage Energie-Climat Pays de la Loire (voir ici) et bientôt en Ile-de-France. Participant au renforcement de l’expertise citoyenne et militante, ces initiatives donnent des armes aux mobilisations locales pour une transformation profonde des modes de production, de consommation, de transports et d’habitat.

Après l’abandon du projet de circuit de Formule1 en région Ile-de-France, d’autres victoires sont possibles.

Mobilisons les énergies nécessaires pour construire l’autre monde dont nous avons besoin.

du 5 au 12 Décembre, tous dans la rue !

7 décembre 2009

Le 5 décembre, pour réclamer un accord contraignant, juste et à la hauteur des enjeux, des flash-mob ont été organisées un peu partout en France : Amiens, Angers, Bayonne, Bordeaux, Chambéry, Limoges, Marseille, Nancy, Nantes, Pau, Perpignan, Reims, Paris, Toulouse…

A Paris, ça s’est prolongé par des prises de parole d’internationaux des mouvements écologistes et sociaux du Sud, par le déploiement du patchwork « changeons le système pas le climat » des Amis de la Terre puis par une participation à la manifestation des chômeurs, précaires et licenciés…car sans justice sociale, il n’y aura pas de véritables solutions aux enjeux climatiques et environnementaux. Et c’est derrière notre banderole Urgence Climatique Justice Sociale que nos ami-e-s internationaux ont défilé, accompagné de nombreux militant-e-s du collectif, au rythme de chansons africaines ou philippines, de slogans sud-américains ou indiens.

Convaincus qu’il n’y aura pas d’accord climatiquement efficace et juste socialement sans une immense pression populaire, les collectifs locaux ont prévu de remettre le couvert samedi 12 décembre en écho à la manifestation internationale de Copenhague. Aix-en-Provence, Amiens, Angers, Bayonne, Bordeaux, Briançon, Caen, Evreux, Clermont-Ferrand, Grenoble, La Rochelle, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes (action sur la tour de Bretagne), Perpignan, Royan, St Nazaire, Toulouse…les initiatives vont se multiplier. Tous les détails ici.

La droite sarkozyste n’en a pas moins perdu ses mauvaises habitudes. Ainsi, après une journée de mobilisations bien réussies à Bayonne – voir le CP de Bizi! – des drapeaux aux couleurs de l’association et exigeant un accord contraignant avaient fleuri aux balcons. Ce lundi 7 déc, jour d’ouverture du sommet de Copenhague, le maire UMP de la ville a mobilisé les services de la mairie pour faire enlever, contre l’avis des habitants, les banderoles et autres affichettes. Comme le dit Bizi! , « ce geste ahurissant montre à quel point, entre les appels à la mobilisation citoyenne contre le réchauffement climatique de Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo (président du Parti Radical dont Jean Grenet est le représentant Bayonnais), et la réalité de leurs politiques quotidiennes et concrètes, le décalage est grand« . Voir leur communiqué.

Ce geste ahurissant montre à quel point, entre les appels à la mobilisation citoyenne contre le réchauffement climatique de Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo (président du Parti Radical dont Jean Grenet est le représentant Bayonnais), et la réalité de leurs politiques quotidiennes et concrètes, le décalage est grand.